Retour

FERVEUR Dominique

FERVEUR Dominique
Site web personnel :
www.dominiqueferveur.net
Sa pratique se concilie bien avec ses autres passions que sont les voyages (l’Afrique, les pays Bouddhistes notamment) et la musique, en particulier les concerts de jazz.
Ces différentes passions l’on conduit peu à peu à pratiquer une photographie centrée sur l’humain.
Il pratique ainsi le portrait, mais loin des studios. Ce qu’il aime c’est montrer l’homme dans sa réalité quotidienne. Son objectif de prédilection est le 28mm, il est au plus proche des personnes qu’il photographie tout en montrant leur environnement.
Ses influences sont à rechercher dans la photographie humaniste française (Robert Doisneau, Willy Ronis), ou Koudelka. Il apprécie également une photographie plus contemporaine, en particulier celle de Klavdij Sluban, ou du photographe Japonais Daido Moriyama.
Albums
OUZBEKISTAN
Le Lencois (Brésil)
Ces photos ont été prises lors d’un voyage au Brésil en Juillet 2012.
Le lençõis est un parc naturel situé dans l’état de Maranhão (Nordeste).
C’est un désert constitué de dunes de sable blanc qui abrite d’innombrables lagons.
Je m’attendais à y retrouver des paysages sahariens sans âme qui vive à des kilomètres à la ronde.
Ma surprise fut tout autre : des dizaines de touristes se suivant à la queuleuleu, se rendant tous au même point d’eau.
Oubliées les belles photos de dunes désertiques au coucher du soleil.
Le paysage qui est sensé être l’acteur principal, celui pour lequel nous débarquons par cars entiers, devient un théâtre où les vacanciers se mettent soudain en scène.
Mon parti pris photographique, inspiré par le regard de Martin Parr sur les touristes, met en évidence le rapport envahissant que nous entretenons avec nos paysages.
Ce sable blanc m’a permis de faire ressortir tout une harmonie de couleurs.

21 mars au 15 mai 2013, Metz-Photo II
La traversée
Le voyage de ruraux traversant le Sri Lanka pour ce rendre à la ville.
Galerie Atelier de Charles à Moulins les Metz
Du 27 Juillet au 22 Septembre 2017
COMBAT DE COQS (Indonésie)
En Indonésie, le combat de coqs est un rituel sacré, une tradition immuable, un art de vivre, pour d’autres, c’est un massacre organisé.
Le combat de coqs est d’abord une affaire d’homme ; les mâles peuvent mesurer leur virilité par volaille interposée.
Les combats sont « officiellement » interdits à Bali depuis 2005. Ils sont cependant largement tolérés afin de maintenir la cohésion de la communauté des hommes, le mieux étant encore de jouer ensemble, avec toujours à boire et à parier, au lieu de s’étriper réellement.
Les paris sont nombreux et ne répondent pas seulement à l’envie de gagner de l’argent, ils représentent une mise en scène de la société locale.
Pour moi, le simple fait d’assister aux combats de coqs à Bali, c’est tenter de mieux comprendre la culture des habitants, c’est entrevoir les angoisses et les espoirs des hommes « en guerre », c’est montrer la vie quotidienne, ses joies comme ses travers.
Les propriétaires sont fiers d’affûter leurs lames et d’exhiber leur puissant arsenal logé dans de belles trousses bien entretenues. Mais la lame (un éperon appelé taji) est d’abord fixée pour trancher et tuer, aucun doute donc sur l’objectif visé.
Exposition
7 au 22 mai 2016 Biennale Internationale de l’image de Nancy
.
.
.
.
.
.
KIRGHIZTAN : Le bout du monde
Il y a des endroits où l’on a vraiment l’impression d’être au bout du monde, ou tout au moins au bout d’un monde.
Le Kirghizstan, ce pays grand comme 1/3 de la France, aux confins de l’Asie centrale, en fait parti.
Imaginez un pays montagneux, séparé de son voisin, la Chine, par des chaînes de montagne infranchissables s’élevant à plus de 7 000 m : Les Monts Célestes (quel nom !). Au pied de ces montagnes, des lacs, des steppes mais aussi une population encore nomade.
C’est également un voyage en pays postsoviétique. L’empire soviétique a apporté à ce pays éducation, santé, infrastructure. L’économie s’est effondrée après l’indépendance proclamée le 31 août 1991.
Les Kirghiz ayant conservé leurs racines, langue et traditions sont retournés à leur mode de vie ancestral. En été les éleveurs de chevaux ou de yacks s’installent avec leur famille dans les hauts plateaux et vivent sous la yourte.
A travers ces photos je vous invite à découvrir quelques impressions voyages, d’instants privilégiés partagés avec ces femmes et ces hommes, lors de notre périple qui nous mena de la capitale « soviétique » Bichkek au caravansérail de Tash Rabah.
Exposition
2015 : 27 septembe au 27 novembre METZ PHOTO 4
31 octobre 1er novembre, festival de phots de Voyage de Grand-Champs
2 au 12 avril porte des Allemands à Metz : KIRGISTAN le bout du monde
L'envers du décor
Il y a plus d’un siècle, une grande famille du sud de l’Inde a créé à Surabhi, un village de l’Andrah Pradesh, une forme nouvelle de théâtre. C’est sans doute parce qu’il parle une langue minoritaire, le télougou, que le théâtre Surabhi est resté méconnu.
Sans doute aussi parce qu’il mêle les vieilles légendes indiennes comme le Mahabharata aux facéties et aux merveilles d’un théâtre tout simplement populaire.
Chaque spectacle de la troupe Sri Venkateshwara Natya Mandali Surabhi commence par une longue séance de maquillage avant que les acteurs ne revêtent leurs éclatants costumes. Puis la troupe entre en scène pour une prière dédiée à Ganesh.
L’harmonium et les tablas accompagnent les voix comme ils le feront tout au long de la représentation largement chantée. Place au spectacle! Tout se passe devant une succession de toiles peintes enchanteresses et une cascade d’effets spéciaux qui n’ont rien à envier à Hollywood. L’ingéniosité et les bouts de ficelle tiennent lieu ici de haute technologie.
Festival « Passage » Metz 5 Mai 2013
Ces gens là
Nul besoin de voyager au bon du monde pour rencontrer des personnages exotiques. Ces photos ont été faites à quelques kilomètres de chez moi lors de mes promenades dominicales. Je suis allé à la rencontre de ces personnes et peu à peu je me suis fait accepter comme photographe.
Ils se sont éloignés de l’agglomération pour vivre entre terre et eau dans un esprit de clan et d’indépendance farouche, avec leurs propres valeurs, loin de nos standards habituels. Ils ont choisi de vivre à quelques minutes de Metz au bord d’anciennes sablières. Ils y ont construits des cabanes, des chalets plus ou moins grands, un ponton pour pécher.
Ils s’y retrouvent les week-ends et pendant les vacances mais quelques uns ont choisi d’y vivre toute l’année, sans eau courante, l’électricité fournie par des générateurs.
Les photos ont été prises sur un période de deux années, principalement en hiver, au cours desquels j’ai pu nouer des relations amicales et les convaincre d’être pris en photo en vue d’une exposition.
Je pense que le montage des photos en diptyque permet de mettre en valeur aussi bien les personnages que le milieu dans lequel ils évoluent.
Exposition :
10 Juin au 24 Juillet 2011 : Metz-Photo 1
28 mai au 1er juin 2014 : rencontres photographiques d’Arlon
20 juillet au 19 septembre 2014 : Metz-Photo III
Récompense :
2012 : 1er au concours régional d’auteur 1 de la Fédération Photographique de France